Pour une critique radicale des médias. Entretien avec Baron William

Baron William : Par quoi veux-tu commencer ?
Nicolas Bourgoin : Par mes méthodes de travail que j’ai changées dernièrement en abandonnant la forme académique pour rédiger des livres sous forme de romans. L’idée était de toucher un lectorat plus large.
La question peut en effet se poser : est-ce que la fiction peut être un vecteur efficace pour intéresser le public et le sensibiliser à certaines thèses politiques, suivant l’exemple de Lucien Cerise ou d’autres ? Le livre « Les brillants » de Marcus Sakey, devenu best- seller, et Oliganarchy de Lucien Cerise, très bon roman, incitent le lecteur à réfléchir sur le thème de la manipulation politique. Le premier traite des attentats sous faux drapeaux, des méthodes de surveillance et de contrôle des populations dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, le second expose les méthodes de l’ingénierie sociale. J’ai voulu à mon tour m’essayer à cet exercice.

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60 millions de Français désormais sous surveillance

Dans un silence médiatique assourdissant, le gouvernement vient d’autoriser la création d’un monstre informatique recensant les données biométriques de 60 millions de Français : le fichier des Titres Électroniques Sécurisés. Regroupant toutes les données à caractère personnel communes aux passeports et aux carte d’identité, comme les empreintes digitales, le domicile, l’adresse de messagerie électronique ou encore les coordonnées téléphoniques de (presque) l’intégralité de la population française, et accessible à tous les services administratifs, il est le rêve absolu de n’importe quel État policier…

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Guerre contre le terrorisme, gouvernance par le chaos, surveillance de masse, attentats sous faux drapeau… bienvenue dans le monde de L’effet papillon !

Pourquoi un troisième livre ?

Quand j’ai proposé mon premier manuscrit (Apocalypse orange) aux éditeurs, le reproche m’a été fait de ne pas faire suffisamment jouer l’uchronie dans mon récit, de n’en faire qu’une toile de fond. Au lieu de réécrire le texte, ce qui aurait été un exercice un peu fastidieux, j’ai préféré en produire une version alternative. Dans L’effet papillon, on retrouve le même cadre (la France soviétique de 1980), les mêmes personnages et parfois les mêmes situations. Seule la trame de l’histoire est différente.

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Le pouvoir veut créer une Garde nationale contre-révolutionnaire

La fascisation est le mouvement vers le fascisme qui se développe de l’intérieur même de la démocratie bourgeoise en crise et qui consiste en une succession de réformes laminant les droits démocratiques et sociaux par lesquelles la sociale-démocratie fraye la voie au fascisme. La politique actuelle en apparence démocratique mais en réalité fasciste peut être qualifiée de « sociale-fasciste ». Démocratie bourgeoise et fascisme assurent tous deux la même dictature du capital impérialiste mais la première n’est durablement efficace que lorsque la bourgeoisie a les moyens de lâcher des « miettes » et de faire des concessions à la classe dominée. La seconde survient quand elle n’a plus de grain à moudre et que les contradictions produites par la crise deviennent insurmontables par les méthodes démocratiques. Nous y sommes.

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Reuters : « La France va créer une Garde nationale constituée de réservistes pour répondre au désir d’engagement exprimé par de nombreux Français et le besoin accru de sécurité sur le territoire. »

Traduction du mot France » utilisé ici » : « La classe dominante française ».

Traduction de la phrase complète : La classe dominante française va créer une garde nationale pour se protéger contre les tentatives de révolution de la classe dominée.

Reuters : « Le Conseil des ministres doit entériner mercredi 12 octobre 2016 la création en France d’une Garde nationale, vivier de réservistes désireux de contribuer à la protection du pays aux côtés des forces de l’ordre traditionnelles. »

Remarque sur l’américanisation de la France : Certes, le Parti soit-disant « socialiste » ne s’appelle pas encore « Les Démocrates », mais déjà le parti de la droite s’appelle « Les Républicains ». Et nous assistons maintenant à la création d’une Garde nationale comme en Amérique !

Rappel : Normalement, pendant l’ouragan Katrina qui avait fait des milliers de morts à La Nouvel-Orléans aux USA en 2005, c’est la Garde nationale de cet État qui aurait dû sauver les gens. Cela fait partie de son rôle officiel. Mais, elle n’avait pas pu remplir sa mission. En effet, elle avait tout entière été envoyée en Irak en renfort de l’armée américaine qui avait à nouveau envahi ce pays en 2003.

Rappel encore plus ancien :

En 1992, il y eut des émeutes parties de Los Angeles qui avaient envahies toutes les grandes villes américaines. C’était à cause de la pauvreté et des injustices récurrentes subies par les Noirs aux USA.

Deux bandes avaient fait l’union pour cette révolte : les Bloods et les Creeps.

Le pouvoir avait fait appel à l’armée et à la Garde nationale pour venir à bout de cette révolte. Il avait fallu 3 jours de combat acharné aux militaires américains pour reconquérir la ville de Los Angeles. Voilà à quoi sert la Garde nationale !

De nombreux militaires avaient dit lors d’interviews : « Quand on nous a envoyé l’an dernier (en 1991) faire la guerre en Irak contre Saddam Hussein, cela ne nous posait pas de problème. On se battait pour notre pays. Mais là, on nous fait faire la guerre contre nos propres concitoyens. Ce n’est pas normal. »

Malgré de telles remarques, les militaires de la Garde nationale se sont effectivement battus en Amérique, en 1992, contre leurs propres concitoyens, afin de rétablir la mainmise de la bourgeoisie sur le pays.

Remarque finale : C’est évidemment le terrorisme, commandité par le pouvoir lui-même, notamment dans ce but, qui sert d’excuse en France à la création de cette « Garde nationale » contre-révolutionnaire.

[ NDLR : d’autre part, cette « Garde nationale » pourrait servir d’armée d’appoint pour la future guerre mondiale inter-impérialiste qui verra s’affronter le clan occidental au clan oriental ]

Source : Reconstruction communiste.

La police prédictive débarque en France

Mercredi 15 avril, 16 heures 05. Assis dans la salle de réunion en compagnie d’une quinzaine de ses collègues, l’agent Murder écoute le sergent faire son rapport sur les incidents de la matinée. Et elle est déjà bien remplie : deux agressions avec arme, une tentative de viol, trois cambriolages et cinq vols de voiture. D’un coup de télécommande, le sergent allume un écran d’ordinateur dont l’image est projetée au mur et apparaît alors un plan détaillé de la ville, sur lequel on distingue dix petits carrés rouges : un carrefour, un square, un centre commercial, un terrai de sport… Ce sont les « hot spots », les points chauds à surveiller en priorité. D’après l’ordinateur connecté au système PredPol (contraction de Predictive Policing) les délits ont une forte probabilité de se concentrer, au cours des douze prochaines heures, dans ces carrés de 150 mètres carrés représentant une infime fraction de la superficie de la ville…

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Racisme, sexisme… et burkini (par Caroline Andréani)

Militante communiste, féministe et antiraciste, l’affaire du burkini – qui dans un premier temps m’avait abasourdie tellement elle suintait la manipulation politique grossière – me laisse aujourd’hui une impression glaçante.
Que quelques dizaines de femmes, à l’échelle d’un pays de 65 millions d’habitants, choisissent d’aller à la plage avec un vêtement qui leur couvre le corps, voilà de quoi créer une polémique nationale ! Dans les années 60-70, la polémique portait sur les femmes seins nus sur les plages. À cinquante ans de distance, quelques maires, Les Républicains comme socialistes, désignent à la vindicte populaire des femmes dont le crime est de vouloir profiter des plages sans s’exposer.

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La question identitaire, nouvelle imposture socialiste (par Bruno Guigue).

Stratège néo-vichyste d’un PS en putréfaction, Manuel Valls nous avait prévenus. L’élection présidentielle de 2017, disait-il, se jouera sur la « question identitaire ». Qui s’en souvient ? Personne, mais les faits parlent d’eux-mêmes. Sur le plan économique et social, celui où se déroule la vie quotidienne des Français, la gauche de gouvernement a trahi toutes ses promesses de campagne. Elle s’est vautrée dans la compromission avec cette oligarchie financière contre laquelle elle vitupérait pour épater la galerie lors des meetings électoraux. On a dit que le « Cartel des gauches » (1924) s’était fracassé sur le « mur d’argent ». Avec François Hollande, aucun risque : le mur d’argent, il s’est contenté de le repeindre. Des cadeaux fiscaux au patronat (contre de vagues promesses) à la capitulation en rase campagne devant le diktat néo-libéral (Loi-travail), M. Hollande aura laissé dans notre histoire une empreinte molle et visqueuse comme sa politique. Avec son air ahuri, il sera passé maître dans le seul exercice où il excelle : suivre le courant dominant. Autosatisfait compulsif, il aura porté à l’absolu la sujétion du pouvoir politique aux puissances d’argent.

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