Un pas de plus vers l’État policier : la dernière loi sur la sécurité publique

En pleine affaire de bavure à Aulnay-sous-Bois, le gouvernement socialiste s’apprête à faire voter une loi dont l’objectif est d’augmenter les pouvoirs de la police. Anticipant sans doute les désordres que sa politique (et celle de l’exécutif suivant) ne manquera pas de provoquer, il vise officiellement à « renforcer l’efficacité de la mobilisation des forces de l’ordre pour la sécurité, [pour lesquelles] il apparaît nécessaire de prévoir des dispositions leur permettant d’être juridiquement plus assurées lorsqu’elles ont à faire usage de leurs armes ». En clair : à donner aux policiers un véritable permis de tuer tout en diminuant les droits des citoyens victimes des violences policières (qui ont d’ailleurs explosé sous la présidence Hollande). Le dernier fait d’armes du trio infernal Valls-Cazeneuve-Urvoas, totalement à rebours des engagements du candidat socialiste qui promettait de soumettre les contrôles d’identité à la délivrance d’un récépissé, ouvre un peu plus grande la porte à l’État policier.

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État d’urgence, violences policières et criminalisation de l’action syndicale : le retour du social-fascisme ?

Fuite en avant ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux. L’exécutif a clairement fait le choix de la répression pure et dure face à une situation qu’il peine à contrôler. Les violences policières contre les manifestants du premier mai, inédites par leur brutalité, sans parler de celles contre les cortèges des opposants à la loi travail,  montrent si besoin était que le pouvoir socialiste n’a plus qu’une recette pour faire appliquer les diktats du MEDEF et de l’Union Européenne : l’usage immodéré de la matraque.

L’état d’urgence décrété par le gouvernement renforce considérablement les pouvoirs de la police et celle-ci a désormais carte blanche pour faire usage de la force contre tous ceux qui s’opposent à sa politique : jeunes des classes populaires, syndicalistes et travailleurs subissant de plein fouet la crise du capitalisme. On ne compte plus les perquisitions et les assignations à résidence, désormais effectuées sans contrôle judiciaire, ni les interpellations conduisant à des gardes à vue ou même à des incarcérations.

L’instrumentalisation de la menace terroriste à des fins sécuritaires est révélatrice de la politique socialiste que l’on peut résumer en quelques mots : gouverner par la peur pour faire passer en force les intérêts du capitalisme financier. Cette politique rappelle que l’État est avant toute chose un instrument d’oppression d’une classe par une autre, selon les mots de Marx. Et pour ce faire, la sociale-démocratie et le fascisme sont les deux modes de gouvernement qu’utilise la bourgeoisie pour asseoir son pouvoir sur le reste de la société, parfois alternativement, parfois simultanément.

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