La loi de programmation militaire va légaliser la surveillance d’Internet

Création d’un nouveau monstre informatique baptisé XKeyscore pouvant surveiller totalement Internet pour le compte de la NSA (récemment mise en cause dans des activités d’espionnage), révélation du projet INDECT non moins monstrueux visant à contrôler les internautes européens et à généraliser les dispositifs de surveillance automatisée des populations[1], du système d’écoute Frenchelon mis en place par la DGSE permettant de collecter systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France[2]… les États et les agences de sécurité bénéficient d’outils de contrôle des communications et des déplacements toujours plus performants. La  dernière loi de Programmation militaire va légaliser la surveillance de la totalité du net et des télécommunications par son article 20 (lire ici).  Voté fin 2013, le texte entrera en vigueur le 1er janvier 2015. Il prévoit un accès administratif des services de l’État aux télécommunications (téléphone, SMS, Internet, etc.) des Français, et à toutes les informations qui transitent par les réseaux nationaux. Son but officiel : repérer les comportements suspects sur Internet afin de désamorcer les menaces criminelles, notamment terroristes. Véritable sésame pour vaincre les résistances aux lois liberticides, la « guerre contre le terrorisme »  ou contre la « criminalité organisée » donne lieu à une militarisation de l’espace public, un panoptisme social intrusif et la mise en œuvre d’une politique de  contrôle intérieur basée sur la peur.

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