Tarnac : les impostures de l’antiterrorisme

Dernier épisode d’une affaire politico-juridiique à tiroirs, la juge d’instruction en charge de l’enquête sur les sabotages de plusieurs lignes de TGV en 2008 a estimé, contre l’avis du parquet, que l’affaire de Tarnac n’était pas un dossier terroriste. C’est finalement pour  « association de malfaiteurs » que quatre membres du groupe, dont Julien Coupat, sont renvoyés devant un tribunal correctionnel.
Pour le parquet qui réclamait que la circonstance aggravante d’entreprise terroriste soit retenue à l’encontre des trois principaux mis en examen, cette ordonnance de renvoi est un net désaveu. Mais au-delà des personnes et des évènements, cette affaire montre comment le pouvoir cherche à instrumentaliser la menace terroriste, réelle ou imaginaire, à des fins sécuritaires. Et notamment pour justifier la mise en place d’une justice pénale préventive, innovation stratégique du rapport Bauer de 2008.

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