Libertés publiques : Macron dans les pas de Valls.

Moins d’État signifie en réalité moins d’État social et plus d’État répressif, le programme (très) libéral d’Emmanuel Macron se charge de nous le rappeler. Partisan d’une dérégulation accrue de l’économie avec une nouvelle loi travail encore plus destructrice que la précédente pour les droits des salariés, il prévoit de nombreuses mesures destinées à renforcer l’arsenal répressif et la surveillance des citoyens : nouveaux pouvoirs donnés à la police (dont les effectifs seront fortement augmentés dans un contexte de suppression massive de fonctionnaires), agrandissement du parc pénitentiaire, durcissement de la cybersurveillance, alourdissement des sanctions contre les fraudes, effort accru en faveur de la défense nationale, priorité donnée à la lutte antiterroriste avec la mise sur pied d’une task-force de renseignement… Le projet sécuritaire d’Emmanuel Macron se borne en réalité à confirmer la politique menée pendant cinq ans par Manuel Valls.

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Sécurité : le programme très vallsiste d’Emmanuel Macron

Moins d’État signifie en réalité moins d’État social et plus d’État répressif, le programme (très) libéral d’Emmanuel Macron se charge de nous le rappeler. Partisan d’une dérégulation accrue de l’économie avec une nouvelle loi travail encore plus destructrice que la précédente pour les droits des salariés, il prévoit de nombreuses mesures destinées à renforcer l’arsenal répressif et la surveillance des citoyens : nouveaux pouvoirs donnés à la police (dont les effectifs seront fortement augmentés dans un contexte de suppression massive de fonctionnaires), agrandissement du parc pénitentiaire, durcissement de la cybersurveillance, alourdissement des sanctions contre les fraudes, effort accru en faveur de la défense nationale, priorité donnée à la lutte antiterroriste avec la mise sur pied d’une task-force de renseignement… Le projet sécuritaire d’Emmanuel Macron se borne en réalité à confirmer la politique menée pendant cinq ans par Manuel Valls.

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Un pas de plus vers l’État policier : la dernière loi sur la sécurité publique

En pleine affaire de bavure à Aulnay-sous-Bois, le gouvernement socialiste s’apprête à faire voter une loi dont l’objectif est d’augmenter les pouvoirs de la police. Anticipant sans doute les désordres que sa politique (et celle de l’exécutif suivant) ne manquera pas de provoquer, il vise officiellement à « renforcer l’efficacité de la mobilisation des forces de l’ordre pour la sécurité, [pour lesquelles] il apparaît nécessaire de prévoir des dispositions leur permettant d’être juridiquement plus assurées lorsqu’elles ont à faire usage de leurs armes ». En clair : à donner aux policiers un véritable permis de tuer tout en diminuant les droits des citoyens victimes des violences policières (qui ont d’ailleurs explosé sous la présidence Hollande). Le dernier fait d’armes du trio infernal Valls-Cazeneuve-Urvoas, totalement à rebours des engagements du candidat socialiste qui promettait de soumettre les contrôles d’identité à la délivrance d’un récépissé, ouvre un peu plus grande la porte à l’État policier.

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Attentat de Nice : cui bono ?

La fin de l’état d’urgence était prévue pour le mardi 26 juillet, sauf « évènement exceptionnel ». Instauré après les attentats du 13 novembre et prolongé à deux reprises (dont la dernière en mai dernier pour assurer la sécurité de L’Euro de football et du Tour de France), ce régime d’exception en matière de sécurité donnait une plus grande latitude au procureur et à la police juridique pour, notamment, prononcer des assignations à résidence ou des interdictions de manifester, fermer certains lieux et mener des perquisitions de jour et de nuit. Hasard de calendrier, ce que les médias appellent « l’attentat de Nice » fournit un énième prétexte à l’exécutif pour reconduire une nouvelle fois pendant 3 mois ces dispositifs liberticides totalement inefficaces face au risque terroriste (la preuve vient d’en être faite) mais très efficients pour mater la contestation sociale. L’opération sentinelle, tout aussi inadaptée à un risque imprévisible et multiforme, est également reconduite. Déclenchée en janvier 2015 après les attaques de Paris, elle permet de mobiliser 10.000 militaires en plus des gendarmes et des policiers.

Sur un plan logique, une réponse efficace prendrait en compte les raisons mêmes qui poussent les activistes à viser la France, autrement dit les bombardements en Syrie et Irak. Sur ce point, la réponse est claire : François Hollande annonce vouloir intensifier les actions militaires de la France dans ces deux pays… autrement dit ce qui provoque justement la réaction terroriste ! Aveuglement ou incompétence ? Peut-être aucun des deux. Cette nouvelle stratégie de la tension, dont on peut faire l’hypothèse qu’elle est entretenue délibérément, permet à l’exécutif de gouverner par la peur en neutralisant les résistances populaires à sa politique. Comme dit Manuel Valls, « les Français doivent vivre avec le risque terroriste »…. qui n’a jamais été aussi élevé en dépit des multiples lois antiterroristes votées sous ce quinquennat.

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Comment les élites ont fabriqué le « problème salafiste »

Bis repetita placent. Invité à clôturer la journée de conférences et de débats sur «l’islamisme et la récupération populiste en Europe», organisée par le forum «Le Sursaut», Manuel Valls a, une énième fois, considéré que le voile « n’était pas un objet de mode mais un asservissement de la femme ». Cette déclaration fait écho aux propos racistes de la ministre des droits des femmes assimilant les femmes qui choisissaient de porter le voile « aux nègres américains qui étaient pour l’esclavage. » On peut bien sûr voir dans cette ostracisation la dernière carte d’une équipe gouvernementale en déroute. La stratégie du bouc émissaire ou du diviser pour mieux régner et toujours rentable dans les périodes de crise pour dédouaner les vrais responsables (qui ne sont évidemment pas musulmans…). Mais cette haine anti-Islam rejoint un projet politique plus vaste : lever les derniers obstacles qui s’opposent encore à la mise en place d’un capitalisme globalisé.

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Après les attentats de Bruxelles, les responsables de l’UE préparent une vaste escalade de l’espionnage policier (Alex Lantier)

Ceux qui ont vu Spectre, le dernier James Bond (sorti 7 jours avant les attentats du 13 novembre 2015), se souviendront peut-être de ce passage :

« Ne vous laissez pas convaincre qu’il nous faut moins de surveillance. Il nous en faut plus. Bien plus. Je le redis : Le comité 9 Sentinelles aurait un accès illimité aux flux de renseignement de tous les pays membres. Donc plus de données. Une meilleure analyse. Un risque amoindri d’attentats terroristes. Il est urgent que les services de sécurité de la planète s’unissent. Chacun de notre côté, nous sommes vulnérables. Ensemble, nous sommes une puissance mondiale… » Olivier Demeulenaere.

« Les enquêtes sur les attentats de Bruxelles n’en étaient encore qu’au tout début que les responsables de l’Union européenne (UE) faisaient déjà pression pour une formidable extension des pouvoirs d’espionnage de la police et du renseignement. Les ministres de la Justice et de l’Intérieur de l’UE se sont réunis jeudi pour planifier l’intensification de la collecte de renseignements et la coordination des opérations de police sur tout le continent.

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Manuel Valls, l’homme de fer du MEDEF.

Joël Moreau, un militant et responsable local de la CGT a été condamné ce vendredi à 250 euros d’amende plus 500 euros avec sursis, pour « outrage » envers des forces de l’ordre et le Premier ministre à l’occasion d’une manifestation à Mulhouse (Haut-Rhin). Le syndicaliste, après avoir passé 48 heures en garde à vue, comparaissait en procédure de reconnaissance préalable de culpabilité. Quels faits lui étaient reprochés ?  Avoir « haussé la voix, dénoncé le projet de loi, les attaques contre les acquis sociaux » dans le cadre de la manifestation organisée devant une agence Pôle emploi où avait lieu la visite gouvernementale.

Cette criminalisation de la parole syndicale rappelle évidemment l’épisode Goodyear où l’on a vu huit salariés accusés de séquestration condamnés à des peines de prison ferme, fait inédit dans l’histoire des luttes sociales des dernières décennies. L’objectif de ce coup de force politique étant clairement d’intimider les salariés qui voudraient défendre leur outil de travail, enjeu crucial à l’heure où les « plans sociaux » se multiplient. Rappelons qu’un an auparavant, le Premier Ministre avait déjà fait échouer un précédent mouvement social d’Air France en refusant la mise en place d’un médiateur déclarant que cette grève « insupportable » devait s’arrêter et s’en prenant à « l’attitude égoïste » des pilotes grévistes. Cette répression sociale tous azimuts s’inscrit plus généralement dans une logique de confrontation brutale avec le monde du travail comme le montre le projet de loi El Khomri visant à exaucer les voeux les plus fous du MEDEF sur le dos des salariés.

Et pour faire ce sale boulot de casse des acquis sociaux, Manuel Valls est bien l’homme de la situation. Faible avec les forts et fort avec les faibles : la cible de son autoritarisme outrancier est claire : au-delà des syndicalistes en lutte, tous ceux qui osent contester la politique catastrophique du gouvernement socialiste.

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