« Société de vigilance » : demain, tous suspects ?

« La société de vigilance » est le nom donné par Emmanuel Macron à la nouvelle doctrine de sécurité publique pour les années à venir. Le passage de l’état d’urgence dans le droit commun n’aura donc été qu’une étape d’un processus visant à mettre la société française sous surveillance et à promouvoir un état de suspicion généralisée. La prochaine sera la mise sur pied de la « Police de Sécurité du Quotidien » qui servira d’accélérateur à une politique sécuritaire prédictive.

Lire la suite

Publicités

Surveiller et prévenir, l’ère de la pénalité prédictive

Eric Michel : Qu’est-ce que la pénalité prédictive ?

Nicolas Bourgoin : La pénalité classique consiste à sanctionner un acte déjà commis ou ébauché, dans la pénalité prédictive ou préventive il s’agit d’intervenir en amont pour empêcher sa commission. Cette gestion « proactive » peut prendre deux formes : une surveillance systématique de la population visant à construire des profils de comportements suspects au moyen d’algorithmes, une surveillance ciblée pour extraire de l’information sur des individus déjà identifiés. Dans les deux cas, ça passe par un travail de renseignement : pouvoir anticiper suppose de connaître.

Lire la suite

Présidence Macron : réaction et répression !

 

L’élection d’Emmanuel Macron, dernier rempart contre le fascisme ? On peut en douter au vu des éléments de son programme thatchérien dont la mise en oeuvre aggravera le sort de l’immense majorité de la population. Paupérisation, guerre et répression au service du capital financier sont les éléments essentiels de la politique qu’il entend mettre en oeuvre.

Lire la suite

Libertés publiques : Macron dans les pas de Valls.

Moins d’État signifie en réalité moins d’État social et plus d’État répressif, le programme (très) libéral d’Emmanuel Macron se charge de nous le rappeler. Partisan d’une dérégulation accrue de l’économie avec une nouvelle loi travail encore plus destructrice que la précédente pour les droits des salariés, il prévoit de nombreuses mesures destinées à renforcer l’arsenal répressif et la surveillance des citoyens : nouveaux pouvoirs donnés à la police (dont les effectifs seront fortement augmentés dans un contexte de suppression massive de fonctionnaires), agrandissement du parc pénitentiaire, durcissement de la cybersurveillance, alourdissement des sanctions contre les fraudes, effort accru en faveur de la défense nationale, priorité donnée à la lutte antiterroriste avec la mise sur pied d’une task-force de renseignement… Le projet sécuritaire d’Emmanuel Macron se borne en réalité à confirmer la politique menée pendant cinq ans par Manuel Valls.

Lire la suite

Sécurité : le programme très vallsiste d’Emmanuel Macron

Moins d’État signifie en réalité moins d’État social et plus d’État répressif, le programme (très) libéral d’Emmanuel Macron se charge de nous le rappeler. Partisan d’une dérégulation accrue de l’économie avec une nouvelle loi travail encore plus destructrice que la précédente pour les droits des salariés, il prévoit de nombreuses mesures destinées à renforcer l’arsenal répressif et la surveillance des citoyens : nouveaux pouvoirs donnés à la police (dont les effectifs seront fortement augmentés dans un contexte de suppression massive de fonctionnaires), agrandissement du parc pénitentiaire, durcissement de la cybersurveillance, alourdissement des sanctions contre les fraudes, effort accru en faveur de la défense nationale, priorité donnée à la lutte antiterroriste avec la mise sur pied d’une task-force de renseignement… Le projet sécuritaire d’Emmanuel Macron se borne en réalité à confirmer la politique menée pendant cinq ans par Manuel Valls.

Lire la suite

Un pas de plus vers l’État policier : la dernière loi sur la sécurité publique

En pleine affaire de bavure à Aulnay-sous-Bois, le gouvernement socialiste s’apprête à faire voter une loi dont l’objectif est d’augmenter les pouvoirs de la police. Anticipant sans doute les désordres que sa politique (et celle de l’exécutif suivant) ne manquera pas de provoquer, il vise officiellement à « renforcer l’efficacité de la mobilisation des forces de l’ordre pour la sécurité, [pour lesquelles] il apparaît nécessaire de prévoir des dispositions leur permettant d’être juridiquement plus assurées lorsqu’elles ont à faire usage de leurs armes ». En clair : à donner aux policiers un véritable permis de tuer tout en diminuant les droits des citoyens victimes des violences policières (qui ont d’ailleurs explosé sous la présidence Hollande). Le dernier fait d’armes du trio infernal Valls-Cazeneuve-Urvoas, totalement à rebours des engagements du candidat socialiste qui promettait de soumettre les contrôles d’identité à la délivrance d’un récépissé, ouvre un peu plus grande la porte à l’État policier.

un-crs-lors-d-une-manifestation-a-bordeaux-le-17-mai

Lire la suite

État d’urgence renouvelé : élections présidentielles sous contrôle

Par un nouveau texte de loi, le gouvernement vient de prolonger l’état d’urgence jusqu’au 15 juillet prochain. Ce dispositif d’exception mis en place après les attentats du 13 novembre 2015 vise à réduire les libertés publiques fondamentales, notamment celles de réunion et de manifestation. L’exécutif a justifié son choix en invoquant l’instabilité politique propre aux périodes électorales : les « débats politiques pouvant être emprunts d’une certaine tension », la commission d’attentats « aurait un impact accru et porterait une atteinte grave et directe à la vie démocratique et institutionnelle française ». Il est vrai que l’exercice du pouvoir serait nettement plus simple s’il n’était pas troublé par ces échéances électorales à répétition…

xvmcbe66cb6-8c7f-11e5-a72d-5a82671dcda4

Lire la suite