Présidence Macron : réaction et répression !

 

L’élection d’Emmanuel Macron, dernier rempart contre le fascisme ? On peut en douter au vu des éléments de son programme thatchérien dont la mise en oeuvre aggravera le sort de l’immense majorité de la population. Paupérisation, guerre et répression au service du capital financier sont les éléments essentiels de la politique qu’il entend mettre en oeuvre.

  • Impérialisme : En plus de ces mesures et du projet de lancer une « guerre de l’information », Emmanuel Macron développe une vision agressive de l’impérialisme – toujours bien sûr sous prétexte de « guerre contre le terrorisme ».Son programme cite explicitement l’Afrique, la Méditerranée et le Proche-Orient comme zones d’intervention. La présence de la France dans ses colonies comme la Guyane sera aussi renforcée. Un service militaire obligatoire d’un mois sera rétabli, la « garde nationale » gagnera en importance, l’opération Sentinelle sera maintenue, un centre de commandement des opérations à l’intérieur du pays sera mis en place… Et pour tout ça, il prévoit d’augmenter le budget de la défense à 2% du PIB. Bref, renforcement de la dynamique contre-révolutionnaire préventive, militarisation, marche vers la guerre.

  • Droit du travail et cadeaux à la bourgeoisie : Emmanuel Macron défend une « super loi Travail » où les accords d’entreprise primeraient systématiquement sur les accords de branche, et qui serait défavorable en tous points aux salariés. La seule chose qu’il ne veut pas déréguler, ce sont les indemnités prud’hommales : pas question que les entreprises en tort paient trop d’indemnités aux personnes lésées, ces indemnités seront donc plafonnées. On pourra également perde son chômage après un refus de deux offres d’emploi, même si celles-ci sont minables ! Et, bien sûr, toutes ces lois seront passées durant l’été par décret présidentiel pour ne même plus avoir à faire semblant de passer par un processus démocratique.

    Suppression de l’ISF, coupes dans le code du travail, plus de droits pour les directions d’entreprises… Le programme d’Emmanuel Macron a été soutenu par le MEDEF pour des raisons évidentes. Pour nous par contre, c’est le bâton : départ à la retraite retardé, précarisation du travail, vision managériale de la société, affaiblissement du « dialogue social ». Les mesures pour lutter contre la pauvreté font rire jaune, comme la proposition de numériser les documents des personnes vivant à la rue. Il ne leur restera plus qu’à trouver un smartphone !

  • Police : 10 000 policiers et gendarmes seront recrutés, la police pourra interdire des zones à un individu, lui mettre immédiatement des contraventions pour des faits mineurs (possession de drogues illicites…), sera plus lourdement équipée… De plus, un centre du renseignement sous contrôle présidentiel sera mis en place pour surveiller la population. Rassurant.

  • Justice : Suppression de l’appel suspensif. En gros, si vous êtes innocents mais que la justice vous a condamné, vous allez en tôle et vous ferez appel derrière les barreaux ! Idem pour les aménagements de peine : vous pensiez prendre des TIG ? Non, ce sera la prison ferme : plus d’aménagements de peine en dessous de 2 ans. D’où la construction de 15000 nouvelles places de prison, et le recrutement massif de matons.

  • Etat d’urgence : Ayant constaté l’intérêt de l’état d’urgence pour briser les mobilisations sociales, Emmanuel Macron a déclaré que seuls les services de renseignement pouvaient juger d’en sortir. En gros, l’état d’urgence deviendra la norme, en matière de sécurité, de réformes, d’information, bref, de contrôle de la population.

  • Vision d’ensemble : Ce que propose Emmanuel Macron, c’est une société de l’état d’urgence permanent, militarisée, où les prolétaires doivent vivre dans la précarité permanente. Pour cacher ce cauchemar digne de Thatcher, l’accent est mis sur les nouvelles technologies (notamment la numérisation des procédures ou l’emploi de drones) et sur des incitatifs visant à s’assurer le soutien des classes moyennes éduquées. Quand on se rappelle des promesses de François Hollande, et qu’on les compare au bilan désastreux du dernier quinquennat pour notre classe, on ne peut que s’inquiéter d’un programme aussi ouvertement agressif.

Source : Reconstruction communiste

Libertés publiques : Macron dans les pas de Valls.

Moins d’État signifie en réalité moins d’État social et plus d’État répressif, le programme (très) libéral d’Emmanuel Macron se charge de nous le rappeler. Partisan d’une dérégulation accrue de l’économie avec une nouvelle loi travail encore plus destructrice que la précédente pour les droits des salariés, il prévoit de nombreuses mesures destinées à renforcer l’arsenal répressif et la surveillance des citoyens : nouveaux pouvoirs donnés à la police (dont les effectifs seront fortement augmentés dans un contexte de suppression massive de fonctionnaires), agrandissement du parc pénitentiaire, durcissement de la cybersurveillance, alourdissement des sanctions contre les fraudes, effort accru en faveur de la défense nationale, priorité donnée à la lutte antiterroriste avec la mise sur pied d’une task-force de renseignement… Le projet sécuritaire d’Emmanuel Macron se borne en réalité à confirmer la politique menée pendant cinq ans par Manuel Valls.

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Sécurité : le programme très vallsiste d’Emmanuel Macron

Moins d’État signifie en réalité moins d’État social et plus d’État répressif, le programme (très) libéral d’Emmanuel Macron se charge de nous le rappeler. Partisan d’une dérégulation accrue de l’économie avec une nouvelle loi travail encore plus destructrice que la précédente pour les droits des salariés, il prévoit de nombreuses mesures destinées à renforcer l’arsenal répressif et la surveillance des citoyens : nouveaux pouvoirs donnés à la police (dont les effectifs seront fortement augmentés dans un contexte de suppression massive de fonctionnaires), agrandissement du parc pénitentiaire, durcissement de la cybersurveillance, alourdissement des sanctions contre les fraudes, effort accru en faveur de la défense nationale, priorité donnée à la lutte antiterroriste avec la mise sur pied d’une task-force de renseignement… Le projet sécuritaire d’Emmanuel Macron se borne en réalité à confirmer la politique menée pendant cinq ans par Manuel Valls.

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Un pas de plus vers l’État policier : la dernière loi sur la sécurité publique

En pleine affaire de bavure à Aulnay-sous-Bois, le gouvernement socialiste s’apprête à faire voter une loi dont l’objectif est d’augmenter les pouvoirs de la police. Anticipant sans doute les désordres que sa politique (et celle de l’exécutif suivant) ne manquera pas de provoquer, il vise officiellement à « renforcer l’efficacité de la mobilisation des forces de l’ordre pour la sécurité, [pour lesquelles] il apparaît nécessaire de prévoir des dispositions leur permettant d’être juridiquement plus assurées lorsqu’elles ont à faire usage de leurs armes ». En clair : à donner aux policiers un véritable permis de tuer tout en diminuant les droits des citoyens victimes des violences policières (qui ont d’ailleurs explosé sous la présidence Hollande). Le dernier fait d’armes du trio infernal Valls-Cazeneuve-Urvoas, totalement à rebours des engagements du candidat socialiste qui promettait de soumettre les contrôles d’identité à la délivrance d’un récépissé, ouvre un peu plus grande la porte à l’État policier.

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État d’urgence renouvelé : élections présidentielles sous contrôle

Par un nouveau texte de loi, le gouvernement vient de prolonger l’état d’urgence jusqu’au 15 juillet prochain. Ce dispositif d’exception mis en place après les attentats du 13 novembre 2015 vise à réduire les libertés publiques fondamentales, notamment celles de réunion et de manifestation. L’exécutif a justifié son choix en invoquant l’instabilité politique propre aux périodes électorales : les « débats politiques pouvant être emprunts d’une certaine tension », la commission d’attentats « aurait un impact accru et porterait une atteinte grave et directe à la vie démocratique et institutionnelle française ». Il est vrai que l’exercice du pouvoir serait nettement plus simple s’il n’était pas troublé par ces échéances électorales à répétition…

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L’inquiétant programme sécuritaire de François Fillon

Le programme de François Fillon pour les élections présidentielles ne déroge pas à la règle : « libéralisme » signifie en réalité plus de libertés pour la finance et le patronat et moins pour les citoyens ordinaires. À chaque fois qu’un gouvernement dérégule l’économie et fait des cadeaux aux actionnaires, il promulgue de nouvelles lois liberticides et serre le verrou sécuritaire. Sarkozy avait en son temps usé sans vergogne de cette politique : bouclier fiscal pour les riches, matraques pour les pauvres. C’était sous son quinquennat, particulièrement féroce pour le monde du travail, qu’avaient été votées le plus grand nombre de lois sécuritaires : exactement 62, soit une tous les deux mois.

François Fillon n’a pas oublié les recettes politiques de celui dont il a été Premier ministre : comment faire accepter aux populations une baisse de leur niveau de vie avec la hausse de la TVA ? un recul des services publics avec la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires ? une dégradation du système de santé avec le sabordage de la Sécurité sociale ? une hausse de la durée de travail jusqu’à 48 heures par semaine ? un recul de l’âge de départ à la retraite synonyme de baisses de cotisations ? Réponse : par la fiction d’un État protecteur au service de la sécurité des citoyens. Plus concrètement, en agitant des menaces médiatiquement grossies sur fond de crise identitaire et annoncer en même temps de nouvelles mesures pour y faire face. Et au besoin, les moyens investis dans l’appareil de répression seront toujours utiles  pour mater la contestation sociale que cette politique ultralibérale ne manquera tout de même pas de provoquer…

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60 millions de Français désormais sous surveillance

Dans un silence médiatique assourdissant, le gouvernement vient d’autoriser la création d’un monstre informatique recensant les données biométriques de 60 millions de Français : le fichier des Titres Électroniques Sécurisés. Regroupant toutes les données à caractère personnel communes aux passeports et aux carte d’identité, comme les empreintes digitales, le domicile, l’adresse de messagerie électronique ou encore les coordonnées téléphoniques de (presque) l’intégralité de la population française, et accessible à tous les services administratifs, il est le rêve absolu de n’importe quel État policier…

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