Manuel Valls, l’homme de fer du MEDEF.

Joël Moreau, un militant et responsable local de la CGT a été condamné ce vendredi à 250 euros d’amende plus 500 euros avec sursis, pour « outrage » envers des forces de l’ordre et le Premier ministre à l’occasion d’une manifestation à Mulhouse (Haut-Rhin). Le syndicaliste, après avoir passé 48 heures en garde à vue, comparaissait en procédure de reconnaissance préalable de culpabilité. Quels faits lui étaient reprochés ?  Avoir « haussé la voix, dénoncé le projet de loi, les attaques contre les acquis sociaux » dans le cadre de la manifestation organisée devant une agence Pôle emploi où avait lieu la visite gouvernementale.

Cette criminalisation de la parole syndicale rappelle évidemment l’épisode Goodyear où l’on a vu huit salariés accusés de séquestration condamnés à des peines de prison ferme, fait inédit dans l’histoire des luttes sociales des dernières décennies. L’objectif de ce coup de force politique étant clairement d’intimider les salariés qui voudraient défendre leur outil de travail, enjeu crucial à l’heure où les « plans sociaux » se multiplient. Rappelons qu’un an auparavant, le Premier Ministre avait déjà fait échouer un précédent mouvement social d’Air France en refusant la mise en place d’un médiateur déclarant que cette grève « insupportable » devait s’arrêter et s’en prenant à « l’attitude égoïste » des pilotes grévistes. Cette répression sociale tous azimuts s’inscrit plus généralement dans une logique de confrontation brutale avec le monde du travail comme le montre le projet de loi El Khomri visant à exaucer les voeux les plus fous du MEDEF sur le dos des salariés.

Et pour faire ce sale boulot de casse des acquis sociaux, Manuel Valls est bien l’homme de la situation. Faible avec les forts et fort avec les faibles : la cible de son autoritarisme outrancier est claire : au-delà des syndicalistes en lutte, tous ceux qui osent contester la politique catastrophique du gouvernement socialiste.

984840-1167696

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