Grèce : quand le « remède » tue le malade.

Et si l’austérité imposée à la Grèce par l’oligarchie financière servait une politique malthusienne de réduction de sa population ? Cette hypothèse a priori délirante trouve des arguments dans la démantèlement du système de santé publique grec qui a déjà fait des milliers de victimes et qui, poussé à son terme, privera de couverture maladie un nombre considérable de personnes. De fait, la population grecque diminue et a déjà perdu 350.000 habitants depuis 2007. On sait par ailleurs que la Grèce n’est qu’un terrain d’essai et cette expérience dévastatrice est destinée à être généralisée à l’échelle de l’Europe, puis du monde. Purger la population d’une partie de ses éléments est en réalité nécessaire à l’oligarchie mondialiste pour résoudre un problème démographique crucial pour sa domination : comment la minorité qu’elle constitue peut exercer sa dictature contre des populations en extension continue et soumises à des conditions de vie toujours plus dégradées ? Les élites mondialistes ne cachent pas leurs projets : au contrôle des masses par puçage électronique se combineront les politiques malthusiennes de réduction de la population mondiale.

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Après les attentats de Bruxelles, les responsables de l’UE préparent une vaste escalade de l’espionnage policier (Alex Lantier)

Ceux qui ont vu Spectre, le dernier James Bond (sorti 7 jours avant les attentats du 13 novembre 2015), se souviendront peut-être de ce passage :

« Ne vous laissez pas convaincre qu’il nous faut moins de surveillance. Il nous en faut plus. Bien plus. Je le redis : Le comité 9 Sentinelles aurait un accès illimité aux flux de renseignement de tous les pays membres. Donc plus de données. Une meilleure analyse. Un risque amoindri d’attentats terroristes. Il est urgent que les services de sécurité de la planète s’unissent. Chacun de notre côté, nous sommes vulnérables. Ensemble, nous sommes une puissance mondiale… » Olivier Demeulenaere.

« Les enquêtes sur les attentats de Bruxelles n’en étaient encore qu’au tout début que les responsables de l’Union européenne (UE) faisaient déjà pression pour une formidable extension des pouvoirs d’espionnage de la police et du renseignement. Les ministres de la Justice et de l’Intérieur de l’UE se sont réunis jeudi pour planifier l’intensification de la collecte de renseignements et la coordination des opérations de police sur tout le continent.

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L’Union Européenne contre les libertés

Sous couvert de « guerre contre le terrorisme », en particulier djihadiste, se met en place à l’échelon européen un système de surveillance et de contrôle généralisé des populations. Alors que ce danger est largement surestimé (voir ici) et que l’efficacité de ces dispositifs est de toute façon douteuse en matière de lutte contre l’insécurité (voir ici), leurs effets liberticides sont en revanche totalement avérés. Peu à peu, les droits du justiciable face à l’intrusion de l’État et le champ des libertés publiques se réduisent dans l’indifférence générale.

Cette véritable révolution sécuritaire est en réalité le versant obscur des politiques de libre-échange menées par l’Union Européenne. La crise du premier choc pétrolier marque de ce point de vue un tournant qui ouvre la voie au libéralisme économique et à l’autoritarisme politique. Ce double mouvement est encouragé par les États-Unis qui voient dans la construction européenne un levier pour défendre leurs intérêts.

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La Grèce, nouveau laboratoire de la stratégie du choc

La « stratégie du choc » est une politique de démantèlement des biens publics et de réduction drastique des libertés menée après une grave crise économique, politique ou environnementale, un attentat ou une guerre. Elle s’inspire des techniques de lavage de cerveau et de privation sensorielle employées par la CIA visant à détruire la mémoire du sujet, briser ses capacités de résistance et obtenir une « page blanche » sur laquelle écrire une nouvelle personnalité. A l’échelle d’une population, il s’agit de faire « table rase » du passé en réduisant à zéro le patrimoine public d’un pays, ses structures sociales et économiques pour y construire une nouvelle société. Privées de leurs points de repères, littéralement en état de choc, les populations victimes de ce traitement se sont vues spoliées de leurs biens publics (éducation, santé, retraites) et de leurs libertés par l’oligarchie et ses élites sans même pouvoir et vouloir se défendre. Les Chiliens sous la dictature de Pinochet ou les Argentins sous celle de Videla, les Russes victimes de la « thérapie de choc » de Boris Elstine, les Irakiens victimes de la campagne de bombardements intensifs américains de mars 2003 baptisée Shock and Awe (choc et effroi), le peuple de Louisiane victime du cyclone Katrina, les Américains victimes de l’escroquerie du 11 septembre et ses dérives liberticides, les Lybiens ou les Syriens en proie au terrorisme international, les Ukrainiens victimes du coup d’Etat made in CIA, les Sud-Africains, les Chinois ou les Polonais victimes de la contre-révolution néo-libérale,… la liste est encore longue de tous ceux qui ont servi de cobayes à cette doctrine insensée née dans le laboratoire de l’Université Mac Gill à Montréal. Elle a provisoirement épargné l’Europe de l’Ouest… jusqu’à la crise des subprimes de 2007-2008.

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Crise financière, chaos économique et dictature politique, l’actualité de la lutte antifasciste

Qui eût imaginé il y a seulement 10 ans que dans la France de 2015 on puisse être condamné à une peine de prison pour un simple message humoristique posté sur un réseau social ? Par touches successives et dans une indifférence quasi-complète se met en place ce qui ressemble de plus en plus clairement à une dictature. Le gouvernement actuel poursuit, en l’intensifiant et en l’élargissant, la révolution sécuritaire qui débute en France au milieu de la décennie 1970. Plusieurs évolutions en cours indiquent un recul effectif de la démocratie :

– un renforcement des pouvoirs donnés aux forces de renseignement et d’intervention,
– une restriction progressive des libertés publiques,
– une montée en puissance des procédures d’exception dérogatoires au droit pénal sous couvert de « guerre contre le terrorisme »,
– une répression politique contre ceux qui combattent l’idéologie dominante,
– une multiplication des lois discriminatoires contre la communauté musulmane.

Ces offensives sur le front intérieur s’accompagnent d’une diplomatie agressive et même belliciste contre les pays résistants à l’impérialisme occidental (Russie et Syrie en particulier) et d’un soutien affiché aux dictatures qui le servent (Ukraine, Egypte et monarchies du Golfe). « L’impérialisme, c’est la réaction sur toute la ligne et le renforcement de l’oppression nationale, conséquence du joug de l’oligarchie financière », écrivait Lénine. Un siècle plus tard, les faits sont là : politiques liberticides, laminage de la démocratie et mise en place d’un État policier sur fond de débâcle financière et économique et de durcissement des tensions géopolitiques.

Les politiques autoritaires menées par les élites mondialistes sont une réponse à l’aggravation des contradictions du capitalisme parvenu à son stade terminal de pourrissement. La domination de l’oligarchie perd peu à peu sa forme démocratique pour devenir une dictature politique ouverte, ce que l’on appelle communément le fascisme. L’analyse que faisait Georges Dimitrov de ce phénomène il y a 80 ans n’a rien perdu de son actualité. Elle permet de comprendre les ressorts de la situation actuelle.

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Le vrai projet de l’Union Européenne : austérité à perpétuité, chaos social et fascisme

Les « propositions franco-allemandes pour relancer la croissance » (sic) présentées aujourd’hui auront eu au moins un mérite : achever de démontrer, s’il en était besoin, que  la Grèce n’est qu’un terrain d’essai dans le projet insensé de libéralisation totale que l’oligarchie veut imposer à l’Europe et qui consiste ni plus ni moins à mettre le marché du travail européen aux normes chinoises. Dernier îlot de résistance, le modèle social français hérité de l’après-guerre garantissant une protection sociale minimale, des retraites et des salaires décents est condamné à disparaître à moyen terme. Les économies exigées de la France par la Commission Européenne qui l’avait déjà placée sous surveillance renforcée en mars dernier en raison du niveau de sa dette et de son coût du travail jugé trop élevés, auront des effets dévastateurs en condamnant à la précarité à vie des millions de personnes. Mais cette gigantesque casse sociale a aussi une visée plus immédiate : préparer la France à la compétition du grand marché transatlantique dont le lancement est prévu en 2015. Lire la suite

Contre l’austérité à perpétuité, sortir de l’UE et vite !

Le plan d’austérité détaillé par Manuel Valls aura achevé de démontrer au moins une chose : la Grèce n’est qu’un terrain d’essai dans le projet insensé de libéralisation totale que l’oligarchie veut imposer à l’Europe, consistant à terme à mettre le marché du travail européen aux normes chinoises. Dernier îlot de résistance, le modèle social français hérité de l’après-guerre garantissant une protection sociale minimale, des retraites et des salaires décents est amené à disparaître. Les économies exigées de la France par la Commission Européenne, qui l’a placée sous surveillance renforcée en mars dernier en raison du niveau de sa dette et de son coût du travail jugé « trop élevé », auront des effets dévastateurs en condamnant à la précarité à vie des millions de personnes. Mais cette gigantesque casse sociale a une visée plus immédiate : préparer la France à la compétition du grand marché transatlantique dont le lancement est prévu en 2015. Lire la suite