Crise financière, chaos économique et dictature politique, l’actualité de la lutte antifasciste

Qui eût imaginé il y a seulement 10 ans que dans la France de 2015 on puisse être condamné à une peine de prison pour un simple message humoristique posté sur un réseau social ? Par touches successives et dans une indifférence quasi-complète se met en place ce qui ressemble de plus en plus clairement à une dictature. Le gouvernement actuel poursuit, en l’intensifiant et en l’élargissant, la révolution sécuritaire qui débute en France au milieu de la décennie 1970. Plusieurs évolutions en cours indiquent un recul effectif de la démocratie :

– un renforcement des pouvoirs donnés aux forces de renseignement et d’intervention,
– une restriction progressive des libertés publiques,
– une montée en puissance des procédures d’exception dérogatoires au droit pénal sous couvert de « guerre contre le terrorisme »,
– une répression politique contre ceux qui combattent l’idéologie dominante,
– une multiplication des lois discriminatoires contre la communauté musulmane.

Ces offensives sur le front intérieur s’accompagnent d’une diplomatie agressive et même belliciste contre les pays résistants à l’impérialisme occidental (Russie et Syrie en particulier) et d’un soutien affiché aux dictatures qui le servent (Ukraine, Egypte et monarchies du Golfe). « L’impérialisme, c’est la réaction sur toute la ligne et le renforcement de l’oppression nationale, conséquence du joug de l’oligarchie financière », écrivait Lénine. Un siècle plus tard, les faits sont là : politiques liberticides, laminage de la démocratie et mise en place d’un État policier sur fond de débâcle financière et économique et de durcissement des tensions géopolitiques.

Les politiques autoritaires menées par les élites mondialistes sont une réponse à l’aggravation des contradictions du capitalisme parvenu à son stade terminal de pourrissement. La domination de l’oligarchie perd peu à peu sa forme démocratique pour devenir une dictature politique ouverte, ce que l’on appelle communément le fascisme. L’analyse que faisait Georges Dimitrov de ce phénomène il y a 80 ans n’a rien perdu de son actualité. Elle permet de comprendre les ressorts de la situation actuelle.

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Le musulman, paria de la République

Une nouvelle loi anti-voile ? après celle de 2004 proscrivant le port des signes religieux à l’école, celle de 2010 pénalisant le port de la burqa, la circulaire Chatel relative aux sorties scolaires et la loi anti-nounous concernant les assistantes maternelles, la prochaine pourrait bien viser les  étudiantes voilées. La secrétaire d’État aux droits des femmes a en tout cas relancé le débat en affirmant qu’elle était à titre personnel hostile au port du voile à l’Université. Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, avait exprimé un avis similaire suite à la publication d’un rapport du Haut Conseil à l’Intégration en août 2013, avec un même argument : le port du voile menacerait la laïcité. Mais celui-ci ne résiste pas à une lecture des textes fondateurs qui définissent la laïcité comme une obligation concernant les locaux, le programme scolaire et le personnel enseignant, mais non les élèves – principe retenu par l’avis du Conseil d’État à propos de la première loi anti-foulard de 1989. Elle donne en réalité obligation à l’institution scolaire d’accepter tous les élèves, quelle que soit leur origine ou leur religion, d’accueillir chacun avec ses croyances. La fausse laïcité est aujourd’hui une vraie islamophobie, un principe discriminatoire qui s’exerce au dépens exclusif des musulmans. La question qui vient alors est : pourquoi un tel acharnement contre l’Islam ?

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