La question identitaire, nouvelle imposture socialiste (par Bruno Guigue).

Stratège néo-vichyste d’un PS en putréfaction, Manuel Valls nous avait prévenus. L’élection présidentielle de 2017, disait-il, se jouera sur la « question identitaire ». Qui s’en souvient ? Personne, mais les faits parlent d’eux-mêmes. Sur le plan économique et social, celui où se déroule la vie quotidienne des Français, la gauche de gouvernement a trahi toutes ses promesses de campagne. Elle s’est vautrée dans la compromission avec cette oligarchie financière contre laquelle elle vitupérait pour épater la galerie lors des meetings électoraux. On a dit que le « Cartel des gauches » (1924) s’était fracassé sur le « mur d’argent ». Avec François Hollande, aucun risque : le mur d’argent, il s’est contenté de le repeindre. Des cadeaux fiscaux au patronat (contre de vagues promesses) à la capitulation en rase campagne devant le diktat néo-libéral (Loi-travail), M. Hollande aura laissé dans notre histoire une empreinte molle et visqueuse comme sa politique. Avec son air ahuri, il sera passé maître dans le seul exercice où il excelle : suivre le courant dominant. Autosatisfait compulsif, il aura porté à l’absolu la sujétion du pouvoir politique aux puissances d’argent.

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