Politiques sécuritaires : le Grand Bond en arrière

Interview réalisée par le journal Factuel.info, le 9 avril 2013.

Factuel info : Bonjour, votre premier livre portait sur le suicide en prison. Comment on passe du suicide à la révolution sécuritaire ?

Nicolas Bourgoin : La passerelle entre les deux, ça a été est le crime (mon second livre : Les chiffres du crime). Un collègue m’avait suggéré de prolonger son travail sur le crime. Il avait travaillé sur les années 1963 à 1978, et m’a proposé de faire l’avant et l’après. En faisant ce travail, je me suis vite aperçu que c’est avant tout la réponse pénale qui définit le crime, que l’appareil répressif d’Etat joue un rôle décisif car sa politique détermine dans ses grandes lignes le travail de la police et de la justice et donc la « fabrication institutionnelle » des délinquants criminels. D’où l’idée de travailler sur les politiques pénales.

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