Le savant et le politique. A propos de mauvais procès faits à mon blog

Mes prises de position sur ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Dieudonné ont suscité des réserves, des incompréhensions, voire des rejets. Dans le petit monde des échanges virtuels, il est monnaie courante de disqualifier les propos de l’adversaire en les tronquant ou en les déformant. Les réactions à mes analyses du « phénomène Dieudonné » n’ont pas dérogé à cette règle : des simplifications, parfois même des invectives et, au bout du compte, peu d’avis constructifs.

Une analyse renvoie à la position de celui qui la produit et doit être rapportée à celle-ci. Il faut préciser « d’où l’on parle » sous peine de ne pas être compris. Universitaire et spécialiste des questions de sécurité et de contrôle social, auteur d’un livre sur l’histoire des politiques pénales sécuritaires, je ne pouvais pas rester indifférent à l’affaire Dieudonné et à ses aspects politiques et juridiques : la volonté de l’État de réduire la liberté d’expression, la «jurisprudence Dieudonné » lourde de conséquences pour les libertés publiques – notamment celle de réunion, l’intensité de la cabale médiatique sans précédent menée contre lui, la libération de la parole raciste à l’occasion de cette « campagne ». La stratégie de la « panique morale » menée par le gouvernement socialiste contre des menaces (en partie) médiatiquement fabriquées – l’extrême-droite et le fondamentalisme musulman – est le seul marqueur de gauche d’une politique par ailleurs acquise au libéralisme dans sa version la plus brutale. Faut-il être dupe de ces écrans de fumée ? Travaillant spécifiquement sur la réponse de l’État aux illégalismes – ce que l’on nomme couramment la « réaction sociale » – j’ai choisi de focaliser mon étude sur le versant politico-étatique (en gros : Valls, le gouvernement et les medias dominants), beaucoup moins sur celui de Dieudonné et de ses « dérapages » – ce qui m’a évidemment été reproché, cette « neutralité de principe » (ne pas juger mais comprendre) pouvant être rapidement, et à tort, assimilée à une complaisance à l’égard de l’humoriste. Il n’en est rien. Dans l’analyse qui est la mienne, l’antisémitisme supposé de Dieudonné ne peut avoir de pertinence et d’intérêt que dans la mesure où il est prétexte à un renforcement du contrôle social sur la parole publique, pouvant déclencher la sanction pénale. Ce terrain est donc riche d’enseignements sur les mécanisme de production de la censure et plus généralement sur la régulation juridique de la liberté d’expression. J’ai le projet d’intégrer leur analyse dans un livre consacré à l’histoire du sécuritarisme de gauche à paraître en 2015.

Les amalgames ont été ici d’autant plus faciles que plusieurs de mes textes ont été repris par certains sites dissidents, en particulier Égalité et Réconciliation. Je dois rappeler que je n’ai pas la maîtrise du parcours de mes écrits une fois qu’ils rentrent dans le domaine public qui est celui d’Internet. Que ces analyses construites dans le prolongement de mon travail sur les politiques pénales puissent nourrir le débat est en soi plutôt une bonne chose, d’autant plus que la couleur politique des sites qui les reprennent est extrêmement variable : mediapart, le site « tendance claire » du NPA, le blog de Laurent Mucchielli, la Ligue des Droits de l’Homme, Alterinfo, le PCF, Saphirnews, entre autres. C’est une occasion d’alimenter le débat par des analyses scientifiques, sans vouloir pour autant faire allégeance à telle ou telle famille de pensée. Venant de l’extrême-gauche marxiste, je n’ai aujourd’hui aucune attache politique hormis mon engagement à la CGT. Je ne suis donc lié en aucune manière à Égalité et Réconciliation et pas davantage à une autre formation politique. Ma seule « ligne » est la rigueur scientifique que je tente d’apporter à mes analyses du contrôle social et de son évolution historique.

Nicolas Bourgoin, chercheur au LASA

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15 réflexions sur “Le savant et le politique. A propos de mauvais procès faits à mon blog

  1. L’habitude de « diaboliser » tel ou tel acteur est en soi une pratique inaugurée par les américains à la fin de la 2e guerre mondiale. Devenue aujourd’hui courante, elle vise à empêcher tout débat, toute réflexion politique ou philosophique sérieuse en fermant une à une toutes les portes. Cette pratique de diabolisation, s’articule sur une montée de « la morale » ou du moralisme, ou de l’éthique comme principal élément différenciateur ou justificateur de prise de position, et condamne la pensée à un rabougrissement qui permet de limiter petit à petit toutes les marges de manoeuvre de la pensée… A partir du moment où on accepte de qualifier Hitler comme fou et le nazisme comme une folie, c’est le début du rejet de la politique par ceux qui furent ses ennemis. La psychiatrie n’est pas un élément des choix politiques des masses, ou de l’offre politique des « leaders »…. Là aussi, avec la diabolisation, ce qui revient en fin de compte au même, on tombe sur la deuxième pince qui serre la corde autour du cou de tous ceux qui se permettent de réflechir et de partager leurs idées et leurs raisonnements…
    Amitiés.

  2. Ne vous justifiez surtout pas, ce serait tomber dans le piège de l’ennemi ! Votre blog est remarquable et redore un peu le blason universitaire, l’institution étant bien souvent désolante de conformisme bourgeois. Je comprends pourquoi Jean-Claude Michéa n’a pas souhaité y enseigner !

    Quant à « l’antisémitisme supposé » de Dieudonné, vous avez bien fait de rajouter l’adjectif car il est tout simplement inexistant ! Au contraire de celui de Herzl, qui transpire dans ses écrits…

  3. Bonjour,

    Je vous découvre dans une vidéo produite par Égalité & Réconciliation. Vous êtes donc lier que le vouliez ou non à cette association.

    J’ai été un de vos élevés à l’université de Besançon et suis profondément choqué de voir votre nom associé à cette association.
    En acceptant une interview avec ce média vous le légitimé et votre parole est reprise par eux, légitiment leur point de vue.
    D’autres organismes et associations sont en opposition avec le gouvernement, et la politique actuelle… et ne propage pas de message « ambiguë », « fascisant »…
    Voici un texte qui vous expliquera un point de vue non gouvernementale, à vous l’universitaire. Il est question de Dieudonné mais on pourrait mettre ER à la place… enfin si vous en avez le temps…

    Pourquoi il faut bâillonner Dieudonné ?

    10 janvier 2014, 09:14
    Je ne cause que très rarement politique sur mon mur Facebook. J’estime que ce n’est pas le lieu. J’essaye au maximum de me tenir loin de « l’actualité » pour préserver ma santé nerveuse et mentale. Pourtant, parfois, mon espace est envahi par un sujet de société, relayé en masse par la quasi-totalité de mon entourage, de sorte qu’il est impossible d’y échapper.

    Dieudonné, donc.

    Je ne cesse de lire dernièrement des interventions de mes contacts Facebook pour défendre la liberté d’expression de cet homme. Comme il serait un peu trop long pour moi de répondre à chacun d’entre eux, je vais faire un tir groupé.

    « Je ne suis pas d’accord avec Dieudonné, mais je suis pour la liberté d’expression. »

    Bien. C’est l’argument qui ressors le plus souvent autour de moi. Il est accompagné de tout un tas d’argument faisant appel à notre supposée intelligence et pouvant se résumer grosso-modo par « tout le monde a le droit d’exprimer ses idées, on a pas le droit d’interdire celles qui nous déplaisent, ce serait une honte pour la République ».

    Bon.

    L’antisémitisme, c’est une idée ?

    Je voudrais qu’on se pose deux secondes, là, qu’on s’assoit, tranquillement, qu’on prenne un peu de recul au milieu de ce bouillonnement médiatique qui nous fais dire et penser n’importe quoi.

    L’antisémitisme, c’est une idée ? Sérieusement ? Une idée dont on peut débattre ? Vous êtes prêt à entendre des débats, publics, à la télé, sur internet, à l’école, dans la rue : « pour ou contre les juifs ? ». Ça vous paraît « sain pour la République » ?

    Sous-entendre publiquement, par exemple, qu’il est dommage qu’on ait fermé les chambres à gaz, c’est acceptable ?

    Cette « opinion » est une insulte. Appelons un chat un chat : c’est une insulte. Ce n’est pas une idée dont il est possible de débattre. Vous pourrez le tourner dans tout les sens, c’est une insulte. Couplée, dans le cas du « trait d’humour » de Dieudonné, d’une menace de mort.

    « Il faut débattre, éduquer, pas interdire. »

    Ah ?

    Jacques-Francis est dans la rue. Il croise un type. Un mec qui mesure 1m60. Et il l’invective « Sale nabot ! Sale nabot ! Tu menaces le patrimoine génétique de l’humanité ! J’espère qu’on va te stériliser, t’empêcher de te reproduire ! ». Jacques-Francis exprime son opinion. Opinion fondée sur la conviction que l’espèce humaine doit tendre à la perfection, et que la perfection signifie pour lui 1m75 minimum. C’est son opinion, il l’exprime. Vous voulez en débattre avec lui ? Vous pensez, sincèrement, que des arguments sont capables de le faire changer d’avis ? Bon courage…

    Maintenant Jacques-Francis prend les gens autour de lui à parti : « Regardez ce nabot ! Non mais regardez ce nabot ! Riez les gens, riez, riez fort qu’il vous entende. Vous pensez pas qu’il faudrait les stériliser ces gens ? Oh, c’est bon, je plaisante nabot, on a le droit de rire quand même ! Mais bon, hein, on s’est compris, ha ha… » Jacques-Francis exprime son opinion. Il la partage. Il la met en scène. Il offre du rire aux gens.

    C’est « sain pour la République » ?

    Il faut en débattre avec lui ? Vous pensez être capable de convaincre Jacques-Francis que les gens de moins d’1m75 ont le droit de se reproduire ? Vous pensez pas que s’il en est arrivé à une telle construction mentale il est incapable d’entendre vos arguments ? Sérieusement ?

    On fait quoi alors ? On l’ignore, comme ils sont nombreux à le suggérer ? Et quand Jacques-Francis aura autour de lui assez de gens rigolards, pointant le « nabot » du doigt, et que l’un d’entre eux se sentira suffisamment soutenu par la masse bêlante pour donner le premier coup ? Vous ferez quoi pendant le lynchage ? Après tout, c’est l’expression d’une opinion, un lynchage…

    Ah non, un lynchage c’est un crime, c’est vrai ! Vous ne laisserez pas faire ! Eh bien, parlons-en des crimes et des délits. Dieudonné a été condamné à de multiples reprises pour ses propos. A l’heure actuelle, plusieurs de ses amendes n’ont pas été payés. Et, visiblement, il n’est pas pressé de les payer…

    On va le redire pour que ce soit bien clair : cet homme est, aux yeux de la loi (que je crois vous acceptez à peu-près tous), un délinquant multi-récidiviste qui ne s’est toujours pas acquitté de la totalité des amendes qu’il doit payer.

    « Oui, mais on ne peut pas juger avant ! »

    Autre argument que j’entends et lis un peu partout couplé parfois d’un « on ne sait jamais ce qu’il dira au prochain spectacle, donc on ne peut pas l’interdire à l’avance ».

    Prenons les cas d’autres délinquants multi-récidiviste, et voyons comment vous réagiriez, vous voulez bien ?

    Celui-ci a commit une dizaine d’infractions au code de la route, au point qu’on lui a retiré son permis. Ses délits ont été commit avec sa voiture, il n’a donc plus accès à sa voiture. Pourtant, on ne sait pas, la prochaine fois qu’il prendra la voiture il ne commettra peut-être aucune infraction…

    Celui-ci a joué plusieurs fois avec les caisses de sa municipalité et a payé tout un tas de pot-de-vin à des amis bien placé dans le BTP. Résultat, le tribunal prononce une inéligibilité de 5 ans. Sa position politique lui a permit de commettre des délits, on lui retire la possibilité d’accéder à cette position. Pourtant, on ne sait pas, peut-être qu’au prochain mandat il n’aurait fait aucun détournement…

    Celui-ci ne peut pas s’empêcher de faire des saluts nazi à chaque fois qu’il se pointe au Parc des Princes. Au bout d’un moment, il écope d’une amende et d’une interdiction de stade de foot de six mois. Pourtant, on ne sait pas, peut-être qu’au prochain match il se serait contenté de jouer du tambour…

    Vous acceptez tout ça. Vous acceptez ces condamnations. Bon.

    Reprenons : Dieudonné est un délinquant multi-récidiviste qui refuse de s’acquitter d’une partie de ses amendes. Et aucune mesure répressive ne doit-être prise à son encontre ? Il est même « sain pour la République » qu’un antisémite notoire, un délinquant multi-récidiviste, puisse continuer de balancer des injures et des menaces de mort parce que « c’est la liberté d’expression mon gars » ?

    C’est quoi exactement un régime d’impunité ? C’est ça, non ?

    « Il est interdit d’interdire, mec ! »

    Je sais pas ce qui est sain pour la République, je ne suis pas républicain. Je suis anarchiste. Je défends les libertés individuelles et, par là même, la liberté d’expression. J’ai du mal à comprendre comment ça se passe dans votre République. Par contre, je sais comment ça se passe dans un local anarchiste. Il y a un petit écriteau avec marqué dessus « Ici sont interdits tous les propos racistes, antisémites, sexistes ou homophobes ». Cet écriteau, il est juste à côté de celui qui dit « Il est interdit de pisser contre la porte ».

    C’est pas qu’on est contre la liberté d’expression, nous anarchistes, c’est juste qu’on sait reconnaître une insulte. Et qu’insulter les gens c’est comme pisser contre une porte : on a pas le droit de le faire et on a pas le droit de laisser faire.

    et félicitation pour votre audience 14 979 vues en moins d’un moi…

    On choisi ou l’on s’exprime !!
    Je peux maintenant comprendre autrement le couvre chef que vous portiez :

    Vous avez mon mail….

    • je suis opposé à toute forme de censure et je n’aime pas les procureurs ni les donneurs de leçons, fussent-ils « anarchistes ». Prenant l’affaire Dieudonné comme objet d’étude, il était inévitable que j’intéresse E&R, surtout que mes analyses (fait rarissime) ne reprennent pas stricto censu le point de vue de Valls. Mais contrairement à vous je ne suis pas sectaire et je n’ai pas refusé ces invitations à développer mes analyses. La liberté d’expression doit être défendue y compris et surtout pour ceux qui ne partagent pas vos idées, ce serait sinon évidemment trop facile. Ce sont des petits procureurs comme vous qui font le lit des pires dictatures. Je ne vous salue pas.

      • Au lieu d’être insultant, admettez plutôt ce que vous défendez. Aillez au moins les « couilles » d’affirmer vos positions.
        Des leçons je n’en donne pas, je vous ai copier un texte que j’ai lu sur facebook. (ce n’est pas moi le maître de conférence).
        Valls je m’en fou totalement et n’ai pas critiqué votre étude. J’ai simplement dit que des médias il y en a plein et si vous voulez développé vos idées sans qu’elles soient affiliées à des mouvements antisémites, c’est plus que facile. On dirait Pétain qui demande à un universitaire de faire l’analyse du gouvernement de Vichy.
        Bref. Je vous soumettais mon émotion, ayant suivi vos enseignements… parce que j’avais encore un peu d’espoir naïf que vous étiez autre, mais vos jugements et votre agressivité me confirme votre frustration et vos positions.
        Je ne vous salue pas non plus et n’écrirai plus un mot sur votre blog !

        encore heureux que vous ne censuriez pas !!
        je copie mes interventions 🙂

    • Vous êtes complètement fou….
      Vous partez sur des délires car Dieudonné n’a pas menacé de mort les juifs ni tenu des propos incitant à tuer quelqu’un. C’est d’ailleurs d’une certaine manière la seule limite raisonnable à la liberté d’expression : celle du cas ou un homme en menace un autre avec une arme et le 3èmre dirait « Tire ! » Enfin c’est en tout cas semble -t-il cellepartagée par les américains mais ce n’est pas le débat.
      Mais sur le fond de l’affaire vous illustrez parfaitement le terrorisme intellectuel en cours auquel M. Bourgoin ne se plie pas. L’anathème d’antisémitisme brandie pour quiconque critique la politique coloniale d’Israël. ET dans votre cas particulier, l’anathème parce que M. Bourgoin ne s’intéresse pas à l’antisémitisme supposé de DIeudonné mais à l’hystérie que cette affaire suscite – voius l’illustrez très bien, c’est parfait- et qui a semble-t-il atteint les plus hauts sommets de l’Etat.

      J’ai trouvé un autre article extrêmement intéressant sur ce thème – que M. Bourguoin je pense doit connaitre – qui peut-être éclairera mieux votre lanterne malgré vos œillères sur ce phénomène Dieudonné illustrant le « paradigme sécuritaire » – pour reprendre le mot de All Jux- du gouvernement en place,

      http://blogs.mediapart.fr/blog/poj/290114/dieudonne-servi-laffirmation-du-paradigme-securitaire

  4. « Mes prises de position sur ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Dieudonné ont suscité des réserves, des incompréhensions, voire des rejets. Dans le petit monde des échanges virtuels, il est monnaie courante de disqualifier les propos de l’adversaire en les tronquant ou en les déformant. Les réactions à mes analyses du « phénomène Dieudonné » n’ont pas dérogé à cette règle : des simplifications, parfois même des invectives et, au bout du compte, peu d’avis constructifs… » merci à vous, Berenices, d’avoir illustré mes propos par la bêtise hargneuse des vôtres. Un « anarchiste » qui défend la censure, combat la liberté d’expression de ceux qui ne lui plaisent pas et que la présence de policiers et de CRS autour de salles de spectacles ne choque pas le moins du monde… Le pauvre Bakounine doit se retourner dans sa tombe. Paix à son âme.

    • Comme je n’ai pas de principe je vais répondre. (c’est pour que vous puissiez avoir une chose à me reprocher, en même temps les principes c’est un peu bête)

      Je n’ai pas critiqué vos prises de position critiquable  » sur ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Dieudonné ». Je n’en ai rien à faire !! Je ne les ai pas lu ! Pour quelqu’un qui se défend en disant qu' »il est monnaie courante de disqualifier les propos de l’adversaire en les tronquant ou en les déformant » BRAVO !!! Vous ne dérogez pas !!
      (ma consternation se focalisait sur votre affiliation à une association douteuse mais vous vous garder de vous justifier autrement que par la liberté d’expression… après tout c’est vrai qu’il n’y pas d’autre argument à mettre en avant, et vous connaissez mon avis sur le sujet)

      Je n’ai jamais défendu la censure non plus, je suis contre l’antisémitisme et contre la propagation de la haine raciale, contre le fait d’autoriser le lynchage etc… !!!
      Est-ce si dur pour vous de le comprendre? ( ou est-ce encore une déformation? )

      Ai-je défendu la présence de CRS devant une salle de spectacle?
      non plus? Ai-je défendu le gouvernement ? la république? Valls? Non !!

      « Dans le petit monde des échanges virtuels » pourquoi le minimiser ? on s’y exprime beaucoup plus librement non? Vous l’utiliser aussi non ? pourquoi vous exprimer dans ce petit monde des échanges virtuels?

      « disqualifier les propos de l’adversaire en les tronquant ou en les déformant » Est-ce une lutte? une guerre? tronquer et déformer des propos veut-il dire que vos adversaires n’ont pas compris vos propos (qu’ils sont bêtes « la bêtise hargneuse des vôtres » les vôtres?? qui?? je tiens mes propos seul moi !)
      ou qu’ils sont mesquin? en aucun vous ne remettez en cause votre façon de vous exprimer, c’est normal puisque c’est très clair et puis il vaut mieux diminuer les personnes qui vous contredisent plutôt que de considérer leurs propos pour démonter leur argumentaire (« des simplifications, parfois même des invectives et, au bout du compte, peu d’avis constructifs ») eh oui.

      Merci à vous monsieur maître de conférence de m’avoir donné l’occasion de montrer à vos lecteurs à quel point vous les manipuler par votre art de la rhétorique. Vous êtes maître de la confusion des genres. Et Bakounine, je m’en fou, les théories du siècle derniers ne m’intéressent pas !! M’entraîner sur les critiques de l’extrême gauche de votre ami Soral, trouvable en 5 secondes sont peu glorifiantes pour vous…
      Je ne me suis pas revendiqué anarchiste,( » je vous ai copier un texte que j’ai lu sur facebook »), le texte est certes d’une personne ce revendiquant de se mouvement mais c’est son propos qui m’importait.

      Je pense que vous publierai encore une réponse… et cette fois promis je vous laisserai avoir le dernier mot j’ai perdu assez de mon temps ici

    • Très intéressants !!! J’ai connu il y assez longtemps un journal qui s’appelait communistes en lutte. Est-ce que cela vous rappel quelques souvenirs. Je ne sais pas s’il existe encore…

      • bien sûr, j’en étais l’un des rédacteurs. Il n’existe plus car CEL a fusionné avec d’autres formations m-l au sein du ROCML (qui diffuse le journal « La voix des communistes » version papier et sur le web)

  5. @ Berenices : « Comme je n’ai pas de principe je vais répondre. »

    On avait bien compris. Votre long monologue, votre suite de diffamations sans fondement (sur M. Bourgoin, sur Dieudonné, sur E&R…) sont la démonstration éclatante du bien-fondé des indignations exprimées par l’auteur de ce blog. Et aussi une merveilleuse illustration de deux ouvrages que je vous recommande : « L’enseignement de l’ignorance et ses conditions modernes » et « Les mystères de la gauche : de l’idéal des Lumières au triomphe du capitalisme absolu », du philosophe Jean-Claude Michéa.

    Une petite vidéo pour les analphabètes (les autres préfèreront ses livres) :

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