Valls 2 : un gouvernement de combat au service du mondialisme

Pacte de responsabilité, réforme territoriale, projet de loi sur la croissance, travail dominical, … les coups pleuvent comme jamais sur les classes populaires. Le gouvernement met les bouchées doubles pour liquider le modèle social français de l’après-guerre. Il a d’ores et déjà prévu de procéder par ordonnance pour faire passer les dossiers les plus épineux. Manuel Valls avait d’ailleurs annoncé la couleur en promettant il y  a quelques semaines du « sang et des larmes » pour cette rentrée… bien évidemment en épargnant le grand patronat, ce qui lui a valu une standing ovation à l’Université d’été du MEDEF. Le remaniement ministériel suite au départ de certains frondeurs du PS – minime par son ampleur (seuls 4 ministres ont été remplacés) mais lourd de conséquences politiques – est un signe de cette fuite en avant. La nomination d’Emmanuel Macron, banquier d’affaires chez Rotschild et membre du groupe Bilderberg au poste-clé de Ministre de l’économie, est un signal envoyé aux marchés financiers et à Bruxelles au moment où la France éprouve des difficultés à satisfaire ses engagements en matière de déficit : la promesse que le gouvernement mettra tout en œuvre pour renouer avec l’orthodoxie budgétaire sur le dos des classes populaires. L’austérité c’est maintenant.

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La France dans le rouge

L’échec du « socialisme de l’offre » (en clair : la politique de cadeaux fiscaux au grand patronat) rend la situation sociale explosive. Croissance nulle, augmentation quasi-continue du chômage (le nombre d’inscrits à pole emploi a dépassé la barre de 5 millions) ainsi que des impôts directs et indirects pour les ménages à laquelle s’ajoute une stagnation des salaires composent un cocktail explosif. Conséquence attendue : les déficits dérapent et ça ne devrait pas s’arranger dans les prochains mois car l’Allemagne, attachée à un euro fort, reste sourde aux demandes de François Hollande pour une politique de relance économique. Englué dans les contraintes de l’Europe communautaire, le gouvernement n’a d’autre choix que de taper toujours plus sur les salariés et de pressurer les classes moyennes… faisant ainsi diminuer la demande solvable et reculer toute perspective de reprise économique.

Changement cosmétique ou réforme d’ampleur ?

Le mini-remaniement ministériel doit se comprendre à la lumière de ces injonctions paradoxales : en rognant sur le pouvoir d’achat et les acquis sociaux comme le commande Bruxelles on condamne les peuples à l’austérité et celle-ci justifie de nouvelles coupes qui ne manqueront pas de dégrader encore un peu plus la situation économique et sociale, prélude à de nouveaux sacrifices. Le gouvernement semble enfermé dans cette spirale dévastatrice qui a déjà ruiné les peuples de l’Europe du sud. Dans ces conditions, prétendre mener une politique favorable aux classes populaires, conforme au programme du candidat Hollande, relève en effet de la comédie, Arnaud Montebourg ne s’y est pas trompé. Seule échappatoire : les réformes sociétales, qui fonctionnent comme des marqueurs de gauche mais n’améliorent en rien le sort du monde du travail, et les annonces politiques qui permettent d’occuper pour un temps l’espace médiatique. Le mini-remaniement paraît relever de cette deuxième tactique. Changer la tête de certains ministres à défaut de changer les règles qui nous condamnent au désastre économique ?

Gauche des valeurs, droite du travail, un gouvernement 100 % libéral-libertaire

On aurait cependant tort de voir dans ce remaniement un simple ajustement ou une volonté de faire diversion dans un contexte d’actualité chargé et tendu. Plutôt qu’à un changement dans la continuité (voir ici l’analyse d’Emmanuel Ratier qui défend cette thèse) il est probable qu’on assiste aux prémices d’un durcissement de la politique de casse sociale menée par le gouvernement Valls. Les déclarations sur  la remise en cause des 35 heures, l’augmentation de la TVA, le travail dominical ou sur le flicage des chômeurs, sont des ballons d’essai annonçant un durcissement de politique.

En réalité, la composition du nouveau gouvernement reflète totalement la politique libérale-libertaire chère au Parti Socialiste et à ses alliés. Une politique à la fois aux ordres de la finance et viscéralement hostile aux valeurs traditionnelles. Le couple Macron/Vallaud-Belkacem résume à lui seul cette orientation de fond (voir ici l’analyse d’Eric Zemmour). Pacte de responsabilité d’une main, ABCD de l’égalité de l’autre… les élites du PS ont compris que le marché n’est jamais aussi fort que lorsqu’il a face à lui non des collectifs mais des individus atomisés et déstructurés, sans racines ni identité sexuée et totalement désaffiliés. Le maintien de certains ministres en dit aussi long sur la politique qui s’annonce : notamment celui de Laurent Fabius, maître d’œuvre du néoconservatisme pur et dur, de François Rebsamen qui veut faire baisser le chômage… en radiant les chômeurs, ou de Bernard Cazeneuve expert ès lois liberticides sans oublier Christiane Taubira désormais seule caution « de gauche » d’un gouvernement totalement inféodé à la finance. Sous les changements de ministres ou même de gouvernement, une seule politique : la casse progressive et permanente du modèle social français issu du Conseil National de la Résistance, aux frais de la grande majorité de la population et pour le compte exclusif de l’oligarchie financière.

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