Célébrations du 6 juin 1944 : entre mémoire sélective et culture de l’oubli… par Vincent Gouysse (OCF)

Alors que le monde politico-médiatique bourgeois occidental célèbre aujourd’hui en grandes pompes le 70ème anniversaire du débarquement américain en Normandie, il n’est pas superflu de rappeler que cette offensive ne fût pas la bataille la plus décisive de cette époque, et surtout de souligner ce qui se cachait réellement derrière ce déploiement de forces de dernière minute. Pour comprendre tout cela, il est nécessaire de remonter quelques années en arrière.
Au lendemain même du déclanchement de la guerre d’extermination menée par l’impérialisme allemand contre l’Union Soviétique, un sénateur américain influent prénommé Harry S. Truman, qui allait accéder à la présidence américaine à la mort de Roosevelt en 1945, déclara sans ambages :
« Si nous voyons l’Allemagne gagner, nous devrions aider la Russie et, si la Russie est en train de gagner, nous devrions aider l’Allemagne, pour que le plus grand nombre possible périsse des deux côtés ».
Une ligne réaffirmée à la veille de l’attaque japonaise de Pearl Harbour, au début du mois de décembre 1941, par le Chicago Tribune qui estimait que le scénario idéal pour la civilisation (américaine) serait de voir les deux belligérants « se détruire l’un l’autre ». Après avoir soumis une grande partie de l’Europe occidentale, l’impérialisme allemand représentait en effet le concurrent le plus dangereux. Quant-à l’URSS, phare du socialisme et de la révolution mondiale, patrie des exploités du monde entier, elle représentait la promesse de l’extinction du capitalisme et donc une menace mortelle pour l’ensemble des pays bourgeois.
Au sein de la grande bourgeoisie américaine, ces paroles n’étaient pas une simple vue de l’esprit : l’impérialisme américain rêvait de tirer les marrons du feu de la lutte à mort que se livraient le fascisme et le socialisme sur le Front de l’Est. Peu importe qui gagnerait, il s’agirait de les aider à s’épuiser mutuellement au maximum, suffisamment en tout cas pour que l’impérialisme américain puisse ensuite se soumettre (ou liquider) le « vainqueur »… Mais en attendant, la guerre en Europe représentait déjà une juteuse affaire qui avait sorti du marasme économique l’impérialisme américain et résorbé son chômage infiniment plus efficacement que le New Deal…

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3 réflexions sur “Célébrations du 6 juin 1944 : entre mémoire sélective et culture de l’oubli… par Vincent Gouysse (OCF)

  1. Merci. C’est toujours bon de rappeler la réalité des choses, quand on ne nous propose que les fantasmes de ceux qui nous oppriment !

  2. pour me donner un meilleur moral j aime a me souvenir ce majestueux spectacle des chuttes des anciens empires ineluctables successives et de maniere quazi recurente dans la forme et la frequence de temps

    le plus jouissif est d imaginer la cocasserie des situations comme par ex le dernier sac de rome sauvagement effectue par des wizigoth venant d hiberie par une mer d huile
    ils auraient d apres wiki pillie massacre et deporte la noblesse romaine asservie en esclavage apres que le couard et fuyard d empereur fut massacre par la foule romaine furieuse de voir cette fiotte s enfuir au lieu defendre la cite

    pareillement dans moultes cas d ecroulement imperiaux tel au hazard celui de napoleon empoissonne sur une ile perdue au fin fond de l ocean se prenant encore pour le maitre du monde ou celui de hitler qui comme le precedent laissa une bonne partie des guerriers ouest europeens sur le champs de bataille en se cassant les dents sur la terre brulee russe trop gourmands nos empereurs se sont etouffes aux portes des terres du milieu trop gigantesques meme pour leurs appetits gargantuesques

    entre les deux russophages etouffes les reines et rois de l empire d albion se sont baffres du festin du monde a leur botte jusqu a ce qu ils contractent une petite gastro pendant les bombardements de londres par la weirmart de tonton dolfy sus cite et finance entre autres par les nouveaux rois du monde du petrole les cowboys imperieux profitant de l embaras anglois pour s installer a leur tour mais qui eux aussi depuis le decalotage de kennedy ont apris la fragilite d un empire

    je me tairai bien sur au sujet d eventuels predendants repreneurs fionistes qui pleurent encore 3000 ans apres sur les ruines d un temple dont la reine de sabbat trouvait le decors un peu trop majestueux pour l honnetete des us commerciaux de cette maison et y aurait laisser que l essentiel les fondations pour simple ornement

    bref tout a une fin surtout les empires

    ce serait comme trop souvent seulement marrant mais voila notre terre aura son du nourrie par un sang impur d hommes la faisant trop souffrir ce me semble

    a plus

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